Pourquoi le taux d’engagement ne sert à rien (ou presque !)
C'est l'indicateur le plus souvent utilisé sur les réseaux ...
La Reine Elizabeth II a géré la famille royale et la couronne britannique comme un business. Avec sang froid et sans état d’âme. Décryptage.
Le 19 septembre 2022, la planète entière semblait à l’arrêt.
Près de 4 milliards de personnes ont suivi les obsèques de la reine Elizabeth II.
Soit la moitié de l’humanité.
Un événement plus regardé que certaines finales de Coupe du Monde.
Mais ce jour-là, le monde n’a pas seulement assisté à l’enterrement d’une souveraine de 96 ans.
Il a assisté à quelque chose de beaucoup plus rare :
la disparition de la CEO d’une multinationale vieille de plusieurs siècles.
Car derrière les couronnes, les cérémonies et les palais… la monarchie britannique fonctionne comme une véritable entreprise.
Un système organisé, structuré et parfois impitoyable.
Les Windsor ne sont pas seulement une famille.
Ils dirigent une marque mondiale estimée à plusieurs dizaines de milliards de dollars.
Et pour survivre dans le temps, ils ont développé une stratégie redoutable :
gérer leur propre famille comme un portefeuille de produits.
Avant de comprendre leur stratégie, il faut regarder leur business model.
La monarchie britannique repose essentiellement sur deux sources de revenus indirects.
Le premier levier est ce qu’on appelle les Royal Warrants.
Tu as probablement déjà vu ce petit blason sur certains produits :
thé, vêtements, voitures, produits alimentaires…
Il signifie simplement :
“Fournisseur officiel de la Couronne.”
Pour les marques, ce label est une mine d’or.
Il permet d’augmenter la valeur perçue d’un produit et de justifier des prix plus élevés dans le monde entier.
La famille royale ne touche pas forcément d’argent directement sur ces produits.
Mais elle entretient quelque chose de beaucoup plus précieux : le prestige de la marque Royaume-Uni.
Et cette image rapporte énormément.
Selon certaines estimations, la monarchie générerait près de 2 milliards de livres par an pour l’économie britannique, principalement grâce au tourisme et à l’attractivité internationale.
D’une certaine façon, les Windsor ont inventé le métier d’influenceur… bien avant Instagram.
Le deuxième pilier s’appelle le Sovereign Grant.
Le principe remonte à 1760.
La famille royale a cédé les revenus d’immenses terres (le Crown Estate) à l’État britannique.
En échange, elle reçoit chaque année un pourcentage des bénéfices générés par ce patrimoine.
Concrètement :
Le financement de la royauté est donc directement lié à sa performance économique.
Mais ce système contient un risque majeur.
Si la monarchie devient trop impopulaire,
le gouvernement peut modifier ou supprimer ce financement.
Autrement dit :
la popularité n’est pas une question d’ego pour les Windsor.
C’est une question de survie financière.
Et dans les années 80, cette popularité était sérieusement menacée.
Dans les années 1980, la marque Windsor traverse une crise d’image.
La reine Elizabeth est respectée, admirée… presque intouchable.
Mais son héritier pose un sérieux problème.
Le prince Charles.
À l’époque, il a 32 ans.
Il est célibataire, maladroit, peu charismatique et réputé pour parler à ses plantes.
D’un point de vue marketing, c’est ce qu’on appellerait aujourd’hui un produit difficile à vendre au grand public.
Respecté par certains experts, peut-être.
Mais incapable de susciter l’enthousiasme.
Or une monarchie sans amour populaire, c’est un peu comme Disneyland sans visiteurs.
Un décor impressionnant… mais qui ne rapporte rien.
La famille royale comprend donc qu’elle doit réinventer son image.
En termes d’entreprise, on parlerait aujourd’hui d’un rebranding.
Et la solution va prendre la forme d’une jeune aristocrate de 20 ans.
Lady Diana Spencer.
Le mariage entre Charles et Diana, en 1981, ressemble à une fusion stratégique.
Charles apporte la légitimité du trône.
Diana apporte la jeunesse, la beauté et le glamour.
Sur le papier, c’est un coup de génie.
Le mariage est suivi par 750 millions de téléspectateurs.
La marque Windsor semble sauvée.
Mais la monarchie a sous-estimé un facteur clé.
La puissance de Diana.
Très vite, la princesse devient une superstar mondiale.
Partout où elle se rend, les foules crient son nom.
Les photographes la suivent en permanence.
Et dans cette relation médiatique… Charles devient presque invisible.
En marketing, on appelle cela la cannibalisation :
un produit secondaire prend tellement de place qu’il finit par écraser le produit principal.
La situation devient explosive.
Charles reprend sa relation avec Camilla Parker Bowles.
Le couple se déchire publiquement.
Et Diana, désormais indépendante, commence à révéler les coulisses de la monarchie dans des interviews choc.
La firme Windsor entre alors dans l’une des plus grandes crises de son histoire.
Dans les années 90, l’image de la famille royale se détériore.
La popularité de la reine chute.
Charles est largement détesté.
Et Diana devient la figure préférée du public.
Puis, en 1997, tout bascule.
La princesse Diana meurt dans un accident de voiture à Paris alors qu’elle est poursuivie par des paparazzis.
La planète est sous le choc.
Des millions de personnes pleurent dans les rues de Londres.
D’un point de vue humain, c’est une tragédie.
Mais d’un point de vue stratégique, cet événement bouleverse complètement l’équilibre médiatique de la monarchie.
La firme Windsor doit maintenant gérer l’après-Diana.
Et reconstruire sa réputation.
Après la mort de Diana, Charles souhaite officialiser sa relation avec Camilla Parker Bowles.
Problème :
à l’époque, Camilla est la femme la plus détestée d’Angleterre.
Pour la monarchie, c’est un actif toxique.
La famille royale engage alors un expert en communication politique : Mark Bolland.
Sa mission : transformer l’image publique de Camilla.
La stratégie repose sur trois étapes.
Des photos spontanées apparaissent dans la presse.
On voit Camilla souriante, naturelle, presque sympathique.
Elle commence à apparaître brièvement lors d’événements publics avec Charles.
Puis de plus en plus régulièrement.
La séquence se conclut par un mariage discret quelques années plus tard.
Peu à peu, l’opinion publique accepte cette nouvelle réalité.
Ce qui semblait impossible finit par devenir normal.
En une quinzaine d’années, la monarchie réussit à transformer l’une des figures les plus haïes du pays… en reine respectée.
Après la mort de Diana, la famille royale comprend une chose essentielle :
les figures dirigeantes sont trop impopulaires pour porter l’image de la marque.
Elle décide donc de mettre en avant deux nouveaux visages :
les princes William et Harry.
À l’époque, ils sont jeunes.
Ils ont du potentiel.
Mais personne ne sait encore comment ils évolueront.
Dans une logique de stratégie d’entreprise, ce sont ce qu’on appelle des produits “dilemmes”.
Ils peuvent devenir des stars… ou échouer complètement.
La firme va alors capitaliser sur un levier puissant : l’émotion.
Les deux princes ont marché derrière le cercueil de leur mère devant les caméras du monde entier.
Cette image crée un immense capital sympathie.
Pendant près de quinze ans, la monarchie va utiliser ce capital émotionnel pour reconstruire sa popularité.
Mais pour qu’un héritier royal devienne une véritable “star”, il faut réussir une étape clé.
Le mariage.
William a retenu la leçon du mariage catastrophique de ses parents.
Cette fois, pas de précipitation.
Pas de relation imposée.
Il prend son temps.
Pendant plusieurs années, il fréquente Kate Middleton, une jeune femme issue d’une famille non aristocratique.
Un choix qui surprend beaucoup d’observateurs.
Mais cette décision s’avère stratégique.
Kate incarne une nouvelle image de la monarchie :
Le mariage de William et Kate devient alors le nouveau lancement produit de la firme Windsor.
Et cette fois, la stratégie fonctionne.
Le couple devient rapidement l’un des piliers de la popularité royale.
Pendant que William jouait la sécurité sur le marché domestique, Harry prend une autre voie. Il épouse Meghan Markle.
Elle est métisse, divorcée et Indépendante financièrement. Tout le contraire de Kate.
Sur le papier, c’est le coup marketing du siècle pour moderniser la marque « Windsor » et l’exporter aux USA.
Au début, ils explosent tout. Ils deviennent immédiatement un couple glamour. Il font le tour des réseaux sociaux et des plateaux télé.
Ils apportent une nouvelle audience que la Reine n’arrivait pas à toucher.un pur produit “Star”.
Mais très vite, un conflit va apparaître en termes de culture d’entreprise.
La Monarchie vend de la Tradition, du Mystère et du Silence. Sa devise : « Never complain, never explain ».
Meghan et Harry veulent vendre de la Célébrité, du scoop, du clash et de l’Authenticité. En gros, ils veulent montrer ce que Windsor a toujours caché.
C’est comme si une banque monégasque rachetait un programme de télé-réalité. Les deux business models sont incompatibles.
Alors le couple s’éloigne et part déménager en Californie.
Leur départ vers les États-Unis, c’est ce qu’on appelle en business un Spin-off : quand une branche se sépare de la maison-mère pour devenir une structure indépendante.
Et le Business Plan d’Harry et Meghan est redoutable : Ils veulent utiliser leur notoriété royale et leurs titres de Duc et Duchesse pour signer des contrats à 7 chiffres dans les médias (Netflix, Spotify, Biographies).
Mais pour que ce business tourne, il faut du contenu exclusif. Et viral. Et leur contenu le plus « bankable », celui qui génère le plus de buzz… c’est le linge sale de la maison mère.
Alors ils lancent leur entreprise de démolition. Ils attaquent la marque mère pour faire monter la valeur de leur propre marque. La réaction de la CEO, la reine Elizabeth, est implacable.
En business, quand une filiale devient nuisible et attaque le siège, on la ferme. On coupe les budgets (plus d’argent du contribuable). On retire les licences (fini les titres d’Altesse Royale). On transforme les membres de la famille en concurrents externes.
En quelques mois, Harry et Megan passent de la catégorie « Star » à la catégorie « Dilemme, Produits Toxiques ».
Mais ce conflit n’est que le début de la descente aux enfers.
Car soudain, le destin va s’acharner sur la firme de façon inattendue.
En février 2022, le scandale du Prince Andrew dans l’affaire Epstein éclate au grand jour, obligeant Windsor à payer des millions pour éviter un procès humiliant…
Puis quelques mois plus tard, la Reine Elizabeth disparaît. Là, c’est le pilier principal de l’entreprise qui s’effondre. La firme perd celle qui était aux commandes de la holding familiale depuis 70 ans.
2 bombes atomiques l’une après l’autre. L’entreprise millénaire est clairement touchée.
Sa survie repose dorénavant sur un seul actif, le couple William et Kate. Si celui-ci vacille, tout pourrait s’écrouler.
Et c’est justement ce qui va arriver.
Si on regarde les comptes de la Firme à ce moment-là, la situation est périlleuse.
Tout l’avenir de l’entreprise, toute la « Hype », repose sur leurs épaules.
Et c’est là, qu’arrive… un autre événement inattendu.
Mars 2024, Kate annonce sa maladie. Elle est obligée de se mettre en retrait temporairement.
La « Firme » se retrouve soudain sans personnel qualifié sur le terrain. Le Roi est affaibli. La Star est absente. Les suppléants sont partis ou virés.
Jamais, dans son histoire moderne, l’entreprise n’a été aussi fragile. Son effectif sur le terrain est réduit à pas grand chose..
Alors, vers qui se tournent tous les regards ? Vers la prochaine génération. George, Charlotte, Louis. Les enfants de William et Kate. C’est la Saison 7 de la série.
L’avenir de la couronne repose désormais sur ces trois enfants. Exactement comme il reposait sur les épaules de William et Harry il y a 25 ans. Et comme il reposait sur celles de la jeune reine Elizabeth lorsqu’elle devint reine à 25 ans, à la mort de son père – le roi Georges 6.
La boucle est bouclée. Et comme depuis plus de mille ans dans la maison du Royaume d’Angleterre, l’histoire recommence.
Celle d’une famille qui traverse les siècles en gérant ses membres et les conflits comme une multinationale qui règne sur un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais…
Vous l’avez compris, cette histoire n’est pas juste celle d’une famille hors-norme. C’est aussi celle d’une multinationale qui gère un portefeuille de marques individuelles.
La Reine a passé sa vie à essayer d’optimiser ses « produits ». Elle a parfois sacrifié l’humain pour la survie de l’entreprise. Dans la tempête, dans les luttes, les conflits, face aux tragédies de la vie, elle a pris des décisions difficiles. Souvent avec succès.
Mais aujourd’hui, la maison Windsor menace de s’effondrer. Car son portefeuille repose sur plusieurs actifs à risque, dont certains ne sont encore ni des stars ni des vaches à lait
Une gestion complexe, qui doit vous servir de leçon pour votre propre business.
Vous n’avez pas de royaume. Mais vous avez un business.
Et dans votre business, vous avez exactement les mêmes catégories de clients ou de projets que la famille royale.
Regardez votre portefeuille :
Si vous gardez vos dilemnes par gentillesse ou par habitude, vous finirez comme le Roi Charles aujourd’hui : épuisé, isolé et avec peu de visibilité sur l’avenir.
Pour vous aider, j’ai préparé une formation vidéo gratuite :
« Comment optimiser votre portefeuille clients en 4 étapes ».
On ne va pas parler de princes et de princesses.
Mais on va prendre la Matrice BCG, et on va l’appliquer concrètement à VOTRE chiffre d’affaires.
Je vais vous montrer comment :
Cette formation est gratuite.
Et c’est le meilleur investissement de temps que vous ferez cette semaine pour sécuriser votre propre empire.